Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:20

Dévaluer la nouvelle devise sera inutile.

 

Parce que celle-ci sera de toute façon établie à son vrai niveau de parité en termes de pouvoir d'achat, soit actuellement autour de 1,14 ou 1,15 Dollars U.S.

Ce taux serait celui d'un Euro qui aurait été profitable à notre pays en reflètant à long terme la différence d'inflation du PIB (entre France et USA) depuis la création de l'Euro, en 1999

 

Et si l'actuel Euro restait une monnaie commune, utilisable pour les échanges extra-européens, il serait possible de statuer que les devises nationales recréées par les pays en ayant ainsi décidé verront leurs parités réciproques réactualisées annuellement à date fixe sur la base des PPA (Parités de Pouvoir d'Achat, calculées par l'O.C.D.E.) du PIB.

 

Le nouvel Euro, lui, établirait sa valeur par rapport aux devises extra-européennes en fonction du marché, et les devises nationales auraient automatiquement une valeur cohérente par rapport aux devises extra-européennes. La concurrence entre européens sur les marchés non européens deviendrait plus transparente, plus juste.

 

On créerait ainsi une Europe monétaire à la fois souple et protégée des soubresauts engendrés par les conjonctures nationales, une zone de calme monétaire et financier dans un véritable marché intérieur.

 

Indolore dès l'origine, ce mode de fonctionnement évitera par la suite les dévaluations "sauvages" grâce à l'ajustement annuel automatique des parités monétaires intra-européennes.

 

Enfin, la connaissance de l'évolution prévisible à court terme des PPA du PIB devrait avoir un effet atténuateur en matière de spéculation.

 

Il ne faut pas dévaluer, il faut réguler le cours des monnaies.

Par Alain Balu - Publié dans : Economie - Finances & devises monétaires - Communauté : Les blogs républicains
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 10:35

L'effroi perçait dans la voix de ce journaliste qui, il y a quelques jours, évoquait au micro d'une station de radio  l'hypothèse de "l'effondrement de l'Euro", lequel venait de baisser encore au cours de 1,28 US Dollar pour 1 Euro.

Quelle assurance derrière tant d'ignorance !

 

La valeur d'une monnaie face à une autre dépend sur le long terme de la différence d'inflation entre les économies qu'elles servent. C'est ce qu'exprime le coefficient de parité de pouvoir d'achat (PPA) du PIB calculé par l'O.C.D.E.. Les taux de change de marché expriment quant à eux la confrontation entre une offre et une demande instantanées de devises, en fonction des besoins divers des acteurs économiques.

Il en résulte que les taux de change des marchés peuvent varier énormément et s'éloigner parfois significativement de la tendance à long terme des taux de change.

 

En 2010, la PPA du PIB de l'Euro (17 pays) contre US$ était de 1,2357 (contre 1,168 à sa création en janvier 1999) ; celle de l'euro français (il y a une inflation et un PIB par pays) en 2010 était de 1,135.

Si on fait l'hypothèse qu'en 2011 cette valeur est de 1,14, on mesure les dégâts qu'a causé pendant plusieurs années un taux de change contre US$ voulu par la BCE aux alentours de 1,30-1,35 ! Les produits et services français à l'exportation supportaient donc une majoration de prix de 14% voire 18%, ce qui les rendaient définitivement non compétitifs à l'exportation (cf. L'Union Européenne est morte, vive l'Europe ! ).

 

Le graphique ci-dessous exprime la comparaison entre les variations de PPA du PIB face au Dollar US pour quelques pays depuis 1999, date de création de l'Euro.

 

PPA PIB OCDE

 

Les parités de pouvoir d'achat représentées ci-dessus ont été indicées pour être mises en équivalence. Elle montrent clairement que 2 pays ont eu une inflation très faible : la Suisse et l'Allemagne.

Mais le cours du Franc Suisse par Rapport au US$ varie librement et s'ajuste quotidiennement aux besoins de devises de ces deux pays.

L'Euro en Allemagne, lui, ne peut pas évoluer du fait que cette devise est imposée à de nombreuses économies. Le cours d'une monnaie allemande face au dollar US devrait être de 1,23 euros environ (valeur de la PPA du PIB allemand contre US$ en 2010).

 

Les écarts décrits ci-dessus ne peuvent que s'aggraver et la divergence née des différences de modèles économiques qu'on s'est efforcé de nier fera inévitablement exploser ce système absurde où aucune régulation économique n'est autorisée.

Le problème est seulement de savoir si l'on accepte de constater la perte accumulée depuis 1999 où si l'on préfère s'aveugler plus longtemps au prix d'une chute économique encore plus calamiteuse.

 

Il y a longtemps que, pour ma part, je sais ce que je souhaite pour mon pays et pour ses voisins et amis.

Par Alain Balu - Publié dans : Economie - Finances & devises monétaires
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 15:15

"Avec la crise actuelle..."

 

Combien de fois cette explication en forme d'excuse nous est-elle servie par jour ?

Couverture de tant d'incompétences, d'imprévoyances et d'incuries diverses, la crise est le prétexte préféré des habitués du rideau de fumée. Elle dispense celui qui l'emploie de toute justification voire de toute excuse à son insuffisance ... ou à sa suffisance.

Parce que personne n'ose définir la crise, son contenu et ses limites. Sait-on aujourd'hui ce qu'est une crise, au juste ? Sait-on de quoi l'on parle ?

 

Mes anciens maîtres en économie expliquaient qu'une crise consistait en l'effondrement brutal et complet de pans entiers d'une économie. La fameuse crise de 1929, si traumatisante pour les générations qui l'avaient vécue, en était en fait l'étalon.

 

Il me semble que cette définition, convenable pour les systèmes économiques du début du siècle passé ne soit plus adaptée à la complexité du monde actuel.

 

La mise en place dans l'urgence de systèmes amortisseurs de crise - exemple récent : le FESF, matelas de fonds financiers coûteux et destinés à retarder l'inéluctable, faute de s'attaquer aux causes racines des déséquilibres économiques - permet aux décideurs de camper une attitude de chevalier blanc de l'économie.

 

Mais ces sauveurs du monde ne font même pas la différence entre un équilibre de sous-emploi généré par leur mauvaise gestion du pays depuis plus de 30 ans, et le désastre consécutif à l'évidente naïveté d'un credo inoxydable dans leur conception d'une économie réduite au seul secteur financier :

  • Une mauvaise gestion du pays caractérisée par l'avalanche de contraintes, règlementations, effets de seuils et autres freins étatiques (sociaux, juridiques, fiscaux) à la croissance des entreprises - particulièrement des PME, qui sont le tissu de base de toute économie saine.
  • Une économie réduite à un secteur financier complété d'un endettement "sans risque" puisqu'adossé aux impôts, et qui aurait pour vocation d'alimenter les dépenses d'un état essentiellement préoccupé de récupérer à sa propre gloire les bienfaits  d'une prospérité que seuls les mauvais esprits pourraient contester.

 

Tout cela a assez bien marché pendant 30 ans, et notre pays, à force de palliatifs divers ("traitement statistique..", etc..) s'est contenté d'évoquer la "crise" à propos du niveau intolérable du chômage. Ce contre-sens nous a interdit inéluctablement d'y apporter les remèdes nécessaires.

 

Aujourd'hui, le même manque de courage devant la nécessité d'un diagnostic sincère et compétent se traduit par ce mot de 5 lettres : la crise

 

Alors qu'il s'agit d'un surendettement de l'état qui trouve son origine dans l'absurdité du dogme de la dette adossée à la nation, et dans l'impuissance d'un état privé de tous ses moyens de régulation économique et sociale.

 

Alors qu'il s'agit de l'impéritie de dirigeants qui, faute d'avoir montré la vigilance indispensable à leur mandat, ont accepté le principe du rachat de produits financiers douteux qui se sont ensuite révélés "toxiques".

 

Alors qu'il s'agit du terrain perdu chaque jour par les entreprises françaises (comme en témoigne la balance du commerce extérieur) dans l'assourdissant silence de ceux-là mêmes qui sont en charge de notre économie (d'où une part non négligeable du déficit des comptes de l'état et l'hypertrophie de la dette française).

 

Comment dès lors, parler de "la crise" ?

 

La France est mal gérée et c'est peut-être là la seule signification de ce mot qui cache de nombreuses problématiques ; exigeons de nos élus le courage des vrais diagnostics faute de quoi nous n'obtiendrons jamais les bons remèdes.

Et rejetons les emplâtres euro-fédéralistes tels que la collectivisation européenne des dettes et autres fonds de soutien qui ne reflètent qu'une volonté de camouflage en écho à cette funeste appellation de "crise" qui cache nos vrais problèmes.

Par Alain Balu - Publié dans : Economie politique
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 22:28

    Une « règle d’or »,

    Une réforme constitutionnelle,

    Un ministère « européen » des finances.

    Trois embrouilles.


   C’est la dernière trilogie inventée par un pouvoir incapable de faire face aux causes véritables de la crise :


   Une soi-disant « règle d’or » qui n’est que le déguisement infantilisant dont on affuble la vertu nécessaire de l’équilibre budgétaire – vertu que nos dirigeants ont méprisée à longueur de mandats par démagogie.

     

   Une réforme constitutionnelle pour faire de cet équilibre des dépenses et des recettes de l’état une obligation dont le Président de la République sera le garant. Il est vrai que, depuis le traité de Lisbonne, on sait la valeur de cette garantie et l’attention accordée aux volontés explicitement exprimées du peuple.

   Que, depuis de nombreuses années, la seule croissance observable soit directement liée au déficit budgétaire national ne paraît pas avoir d’importance. Il ne s’agit d’ailleurs que du dernier de ses renoncements aux moyens d’action financier et économique de l’état français.


   Un ministère « européen » des finances pour … au fait, pour quoi faire ? Si c’est pour être plus fort en étant plusieurs, c’est un aveuglement coupable : il y a longtemps que l’on sait que l’addition des faiblesses ne fait pas une force – sauf éventuellement une force d’inertie (là, la BCE fait très bien…). Dans un groupe de nations corsetées par les « Direktive » des « Kommissar » et autres mises en coupe réglée des peuples souverains, il s’agit seulement de déplacer le pouvoir de prélever l’impôt (notre impôt) et de le confier à des entités illégitimes et non contrôlées par le peuple.

   Enfin, il devient impossible de se défaire de cette malfaisance économique, l’euro, sans quitter également ledit « ministère »… et peut être l’UE ?


   Ce pitoyable rideau de fumée ne cache qu’un pouvoir en fuite vers toujours plus de fédéralisme par incompétence, par incapacité d’aborder la crise mondiale aux causes multiples.


   Il faut empêcher Sarkozy et Merkel de nous jeter dans ce maelstrom fusionnel suicidaire

Par Alain Balu - Publié dans : Economie politique - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 00:00

Bien sûr, tous ne l'ont pas encore compris : en décidant de sauver la monnaie de tutelle des nations européennes, l'organisation apatride a renoncé à envisager les causes racines du malheur grec et accéléré la chute des pays sensés voler au secours de cette nation surendettée.

 

Y compris la France.

 

L'Union Européenne ayant verrouillé toutes les possibilités d'adaptation nationale, elle n'y survivra pas.

 

Ce type d'aveuglement chez les politiciens du vieux continent peut être observé avec constance : souvenons-nous du traité de Schengen (portant renoncement aux frontières nationales sans contrepartie) suivi quelques mois plus tard de l'adoption de la CMU (Couverture Maladie Universelle, faisant obligation de soins à quiconconque se présenterait à un hôpital français). Très bel idéal, mais futilité politique gravissime, le contribuable français n'ayant pas les moyens de soigner le monde. Or rien, absolument rien n'avait été prévu pour pallier ce qui risquait et risque encore de plonger notre pays dans un rousseauisme économiquement calamiteux.

 

Pis, il n'y ont rien compris, ils n'en ont rien appris !

 

En témoignent aujourd'hui des comportements tels que le "Grand emprunt" d'un pays déjà endetté tellement lourdement que son impôt sert à payer les interêts de la dette avant toute autre cause nationale, emprunt dont le remboursement se fera inéluctablement à partir de ponctions fiscales supplémentaires (cf. mon article "Le grand emprunt,...).

En témoigne aussi et surtout l'incurie économique (mais non financière) qui consiste à ignorer le plongeon vertigineux de notre commerce extérieur de biens et services, traduisant l'incapacité des entreprises à résister à la concurrence mondiale. Tous les jours, les entreprises françaises perdent des positions, mais ceux qui nous gouvernent ne sont pas capables de comprendre la vraie importance du tissu économique français, celui sur lequel tout repose, parce qu'ils se satisfont de son écume financière.

 

A ceux qui souhaiteraient encore s'aveugler, je demande de considérer l'évolution du commerce extérieur telle qu'elle ressort des données de l'INSEE :

 

Balance-paiements---Solde-Biens-Services-2010.jpg

 

L'urgence que je dénonçais il y a un an s'aggrave au fil des mois, et personne ne semble s'interroger sur les effets probablement dévastateurs des effets de seuil, des modalités de taxation des entreprises, du rôle réel des syndicats nationaux, de la réalité du pouvoir dans les entreprises de taille moyenne, etc..

 

Pendant ce temps, ceux qui demain déploreront le déficit d'un budget qui est aujourd'hui la SEULE variable d'ajustement des politiques nationales (l'organisation apatride que nous savons ayant confisqué toutes les autres à son profit) engagent le France dans des prêts à ceux qui les devancent dans la débâcle.

 

Dans la France d'ajourd'hui, la seule croissance possible est celle qu'induit le déficit budgétaire de l'Etat. La croissance zéro, cette horreur économique génératrice de chômage et de régression, sera la vertu des tenants de l'abandon. Constitution ou non, le déficit deviendra alors aux yeux de tous ce qu'il est aujourd'hui : le seul moyen qui reste pour préserver la paix sociale.

 

Devant cet avenir sombre et évident, il ne faut pas attendre pour chercher à construire une nouvelle Europe, celle que méritent les peuples, et non pas celle qu'une oligarchie qui se croit éclairée impose de plus en plus par la force et dans l'outrecuidance  de ses "commissaires" (!) se permettant de réprimander des peuples libres et souverains.

 

Vivement l'Europe !

Par Alain Balu - Publié dans : Economie politique - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 19:30

      Je viens de terminer la lecture de l'Arnaque du Siècle, le dernier livre de Nicolas Dupont-Aignan, dans lequel il dénonce de façon très complète les méfaits de l'euro, avant de décrire ce que doit être la politique monétaire en France dès que cette devise sera, selon son expression, "sortie de France".

      Ce plaidoyer pour un nouvel ordre économique basé sur l'urgence du remplacement d'une devise "prête à porter" (l'euro) par une monnaie "haute couture" (qu'il nomme Nouveau Franc) ajustée aux besoins de l'économie qui la porte ne me semble criticable que sur un point : l'auteur semble croire que la seule dévaluation monétaire relancera la machine économique.

      S'il est une chose que l'histoire économique du siècle dernier nous enseigne, c'est que toute dévaluation est un constat  portant sur la valeur réciproque des monnaies, et en aucun cas une solution aux insuffisances économiques. En réajustant les termes de l'échange entre acteurs économiques au plan mondial, la dévaluation corrige les conséquences d'une inflation - constatée ou non par les indices officiels - qui traduit toujours une perte de compétitivité des entreprises. Que l'inflation vienne des coûts ou des salaires n'entache pas cette vérité apprise tant de la logique que de l'histoire.

 

     Après l'euro et la BCE, la dévaluation ne fera pas le beau temps économique.

 

     La création ou recréation d'une monnaie capable de jouer son rôle d'instrument de régulation de l'économie est nécessaire au retournement d'une tendance depuis longtemps défavorable à la France, mais elle n'est pas suffisante.

     Il faut d'urgence rechercher les causes de l'atonie des entreprises (charges, taxes, effets des seuils sociaux,etc..), faute de quoi toute relance par la dévaluation monétaire trouvera les entreprises françaises incapables de faire face au surcroît de la demande et de s'adapter durablement à un niveau supérieur d'activité ; la masse monétaire dégagée par la dévaluation sera alors directement dépensée en achats de biens importés et les entreprises étrangères seront les principales bénéficiaires de cette manne. Il en résultera une aggravation du solde de la balance commerciale qui fera rapidement envisager la nécessité d'une nouvelle dévaluation, etc..

      Ce scénario désastreux peut être évité dés lors que la dévaluation est préparée et permet aux entreprises de se positionner durablement à un niveau d'activité supérieur (donc, hausse de la croissance du PIB, baisse du chômage, rétablissement de la balance du commerce extérieur, productivité accrue grâce aux effets d'échelle, etc..). La liste des mesures à prendre pourrait se transformer en un plan national d'évolution économique.

 

C'est ce plan-là que je considère comme une ardente obligation...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Alain Balu - Publié dans : Economie politique - Communauté : Economie et société
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 16:08

     Universellement (ou presque) vilipendée, la "Françafrique" - système de relations privilégiées entre la France et certains pays africains issus de la décolonisation - a laissé le champs libre à la diplomatie des états de l'U.E. (Union Européenne).

 

     Evidemment, la diplomatie de la Françafrique était plutôt secrète, ce qui la rendait plutôt impopulaire et plutôt efficace... d'où vient probablement sa disparition.

 

     Combien plus vertueuse, plus admirable et plus efficiente se révèle l'action internationale d'une UE qui, lorsqu'elle ne s'active pas à détruire les identités des pays qui l'ont fait naître, s'emploit à neutraliser toute velléïté d'action nationale pour éviter toute résurgence du sentiment national.

 

     Le spectacle qu'elle nous a offert à propos de la crise lybienne est particulièrement éloquent :

  • Un Président français qui affirme vouloir intervenir militairement pour soutenir les partisans du soulèvement populaire - mais qui (ou parce qu'il..)ne peut ignorer qu'il n'a aucune chance d'être suivi, à tel point qu'il a posé en préalable l'assentiment de tous les "machins" protéïformes qui encombrent les relations internationales (OTAN, ONU, UE et j'en oublie) ;
  • Une chancelière allemande qui ne veut surtout pas y aller, considérant probablement les engagements non désirables qui s'en suivraient;
  • Plus toutes les nuances imaginables représentées par les autres pays.

     Résultat : Une superbe démonstration d'incapacité (la France s'étant en particulier abritée derrière le prétexte européen) renouvelée à chaque étape de sa marche pendant que nous regardons les libérateurs lybiens mourir pour une liberté qu'ils avaient rêvé de faire vivre à leur pays.

     Plus les sarcasmes du tyran vainqueur non seulement de son peuple, mais aussi des démocraties européennes qui ont ainsi démontré leur supériorité morale et militaire.

 

     La Françafrique, çà n'était sans doute pas très vertueux et parfois même pas très avouable, mais au moins çà n'était pas une posture ridicule.

Par Alain Balu - Publié dans : Société - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 16:40

      Créé en juin 2010, au lendemain de la crise grecque pour permettre à ce pays d'accéder au au marché mondial des capitaux à des conditions moins désastreuses que celles qu'aurait dû lui valoir sa quasi-faillite, le Fonds européen de stabilité offre (déjà !) à l'Irlande la même possibilité d'accroitre sa dette publique à bon compte.

     

       C'est que nos élites européennes ont trouvé la potion magique pour réparer de l'euro les irréparables outrages : Il s'agit de rien moins que d'un système qui officialise la défaite économique des pays qui y ont recours en leur offrant des prêts à des taux évidemment supérieurs à ceux consentis aux pays qui ne sont pas encore demandeurs.

      Bonne affaire pour tout le monde, puisque les financements sont acquis par des émissions d'obligations rémunératrices...

 

      Seulement, il s'agit d'une politique de gribouille : les causes des crises actuelles comme celles des crises anticipées ne sont pas dues aux taux d'intérêts, mais au déficit commercial et étatique des nations à forte inflation. Permettre aux gouvernements en situation de faillite d'aggraver leur passif sans les libérer des engagements qui les enchaînent à celle-ci ne peut conduire qu'à une catastrophe encore plus profonde un peu plus tard. On ne remet pas de l'eau dans un verre dont on ne peut pas réparer la fuite.

 

      Aussi longtemps que les instruments de régulation des marchés n'auront pas été restitués aux nations auxquelles ils ont été confisqués, parfois au mépris du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, à savoir  en particulier la maîtrise des frontières nationales et donc le droit de taxer les importations, le droit de battre monnaie et donc d'ajuster les termes des échange internationaux, rien, absolument rien ne pourra empêcher les déséquilibres actuels de s'aggraver et d'autres pays de sombrer.

      Et surtout pas un "Fonds de stabilité", mesure dérisoire qui ne s'attaque qu'aux conséquences d'un mal dont la source est stratégique et structurelle, et non pas financière.

 

      Il est temps de constater l'échec et d'envisager avec ceux qui le souhaitent la création indispensable d'une Europe respectueuse de sa nature profonde, d'une Europe qui, au contraire de l'actuelle Union Européenne respectera les identités des peuples d'Europe et s'en enrichira.

Par Alain Balu - Communauté : Economie et société
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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 08:54

Madame le Ministre,

 

Permettez-moi de vous féliciter de votre reconduction au ministère que vous occupez déja depuis plusieurs années, à quelques variations près de son périmètre.

J'ai entendu avec interêt votre interview à France-info ce matin, et je veux vous remercier de ce lapsus si révélateur que vous avez fait à ma grande surprise :

"La France et l'Allemagne sont les deux plus grandes économies de l'Allemagne"

 

Bravo, Madame le Ministre, pour avoir su exprimer de façon aussi parfaite, aussi concise votre pensée profonde quant à cette "Union Européenne" si néfaste pour la France dans son acception actuelle parce qu'elle est adaptée aux interêts d'un seul pays qui n'est pas le nôtre. J'ai espéré un tel aveu depuis longtemps et me réjouis que vous ayez enfin pu exprimer votre conviction

J'y vois pour ma part une intention de réformer rapidement et profondément cet état de choses en rendant enfin à la France la liberté de sa politique - au moins de sa politique économique.

 

Ma conviction a été renforcée en vous entendant expliquer quelques minutes plus tard qu'"..il ne s'agit pas de sauter comme des cabris en disant "L'euro trop fort, l'euro trop fort.."

Madame, vous avez doublement raison !

 

D'abord parce qu'il n'est pas très efficace de sauter, en politique.

 

Ensuite parce qu'il ne faut pas dire "l'euro trop fort" ; en effet, cette monnaie est intrinsèquement perverse (comme j'ai déja eu l'occasion de le démontrer ailleurs dans ce modeste blog), et le fait qu'elle se situe à des taux de change insupportables pour notre économie n'est qu'un aspect de sa malfaisance.

Il faut dire "rendez-nous une monnaie pour la France".

 

Je vous prie d'agéer, Madame le Ministre, l'expression de mes très respectueux hommages.

 

 

 

Par Alain Balu - Publié dans : A propos de propos - Communauté : DEBOUT LES REPUBLICAINS
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 18:31

      La première conséquence de la longévité accrue des Français pourrait bien être une révolution sociale : nous sommes les premiers humains (avec ceux des autres pays développés) à vivre dans une société quadrigénérationnelle. C'est une première dans l'histoire de l'humanité, et ce n'est pas sans conséquences - on peut même dire sans bouleversements - dans notre regard sur la vie.

 

      Pour ma part, je suis né dans un monde où trois générations coexistaient depuis très longtemps ; la vie humaine pouvait donc être considérée conceptuellement en trois parties :

  • L'enfance, ou le temps de l'apprentissage. L'enfance pouvait ainsi être l'âge de l'école.
  • La vie active, ou le temps de la production. La vie active était celle qui était consacrée à l'entreprise ou à l'organisme où s'exerçait l'activité, et aussi celle de la prise en charge de l'enfance et de la retraite via le système par répartition.
  • La retraite, ou le temps du repos et de la sagesse. La retraite était son propre symbole.

      Progressivement, la société à évolué suivant deux tendances :

  • L'âge de l'école s'est allongé, les études étant plus longues pour un nombre de plus en plus grand de jeunes (c'est peut-être pour cela qu'on n'ose plus dire "enfants" ?). La vie active s'est vue réduite, commençant plus tard de ce fait.
  • La retraite  s'est également allongée, commençant plus tôt et durant plus longtemps grâce à l'allongement de la durée de vie.

      Il faut ajouter à cela l'importance croissante des périodes de congé (quel qu'en soit le motif) ainsi que la RTT récente.

      Il en résulte qu'une vie active plus courte doit financer non seulement une "enfance" plus longue, mais aussi une retraite allongée au point de couvrir quasiment 2 générations, au lieu d'une autrefois.

      Du coup, les rôles traditionnels ne se retrouvent plus : l'identité du mineur non responsable ne peut plus suffire au jeune qui poursuit des études supérieures, et le temps du jeune retraité ne peut plus être celui du repos (et pas toujours celui de la sagesse...).

      La perte de repère, d'identité, se ressent nécessairement et un état ne peut plus être celui d'une génération comme c'était peu ou prou le cas dans la société trigénérationnelle.

 

      Ce malaise est diffus, ses causes assez difficiles à exprimer, mais cette "crise" sociale pourra être surmontée dès lors que l'on aura commencé à répondre à la question "Quel rôle social pour quelle génération ?"

 

      Tant que cet effort n'aura pas été fait, le mal-être identitaire ne peut que s'accroître.

Par Alain Balu - Publié dans : Société
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